Toshka Project
The New Valley agricultural project in Egypt, also known as the « Toshka Project, » was launched in the 1990s under Hosni Mubarak’s regime. It aimed to transform a vast desert region in the southwest of the country into arable land. The project relied on pumping water from Lake Nasser through a network of canals and pumps to irrigate the new lands. The goal was to create a new fertile valley, attracting part of the population to alleviate demographic pressure on the Nile Valley. The project was also intended to increase agricultural production to improve the country’s food security and provide new economic opportunities.
Despite its initial ambitions, the New Valley project did not achieve its goals. The primary reasons include infrastructure costs, which proved higher than expected, and the challenge of delivering sufficient water to irrigate the lands due to the distance from Lake Nasser and evaporation issues. Additionally, the soil quality in this desert region proved unsuitable for intensive agriculture, requiring further investment in land fertilization. Delays in implementation, lack of ongoing technical and financial support, as well as mismanagement, also contributed to this failure.
New Delta
Objectifs du projet : garantir l’autosuffisance alimentaire du pays et générer un revenu supplémentaire en exportant une partie des récoltes. L’Egypte est le premier importateur de blé au monde et l’envolée des prix suite au conflit ukrainien pèse sur la sécurité alimentaire du pays. Au déclenchement de la guerre, 80% de son blé venait de Russie et d’Ukraine. En 2015, Sissi a annoncé la construction de la plus grande rivière artificielle du monde pour créer un nouveau Delta du Nil et créer 9200km2 de terres agricoles. Une rivière de 114km qui détourne les eaux usées de la fin du Nil qui longera la côte méditerranéenne sur 50km depuis sa source vers l’ouest, puis passeront par un canal souterrain de 10 tubes de 22KM avant de ressortir dans le désert, et faire 45 kilomètres de canal.
L’eau usée est recueillie dans l’usine de traitement d’eau d’Al Hammam, capable de traiter 7,2 millions de mètres cubes d’eau par jour. Ensuite, le canal se poursuit sur 120km vers l’est. C’est seulement la phase I du projet qui devrait s’achever en 2025. En 2030, la seconde phase devra aboutir à la création d’une zone agricole de 9200km2, soit une augmentation de 20% de la surface cultivable égyptienne : du blé, du maïs, du sucre et autres fruits et légumes. Le budget est de 10 milliards et la moitié de la somme est dédiée au canal, l’autre à des usines de transformation, des infrastructures d’export et 10k serres. Le problème c’est qu’en avril 2011, l’Ethiopie lance le Grand Barrage de la Renaissance. Un barrage de 2km sur 145m, il est sensé produire le double du barrage d’Assouan. Une fois achevé, il menacera l’affluence du Nil au Soudan et en Egypte.